En détail
La vie d’un jeune enfant, en structure d’accueil, s’organise autour de différents moments : temps de soins (repas, toilette, sommeil), temps de jeux (activité intérieures ou extérieures), arrivées et départs des parents, des professionnels…
Les temps intermédiaires, entre ces séquences, sont souvent des périodes d’excitation et de tension et donnent lieu à des mouvements collectifs parfois bruyants, agités, et désorganisants aussi bien pour les enfants que pour les adultes.
Penser le déroulement de la journée, c’est donc aussi penser aux temps de transition, pour éviter les moments où certains enfants ne font qu’attendre et sont obligés de rester inactifs, ou bien ne se sentent plus « portés » par l’adulte.
Comment penser le passage entre les différents moments d’une journée dans une transition plutôt qu’une rupture, pour éviter un vécu de morcellement et de temps « vides », afin de protéger la capacité des jeunes enfants à être actifs et engagés – physiquement et psychiquement – dans chacun de ces temps de vie et ainsi soutenir leur « sentiment continu d’exister », encore en construction, dans cette période de leur développement ?
1) Le besoin de l’enfant d’être actif et libre dans son activité de jeu:
Qu’est-ce qu’être actif pour un jeune enfant ? Qu’est-ce que la « libre motricité » ? Quel intérêt pour le bébé et le jeune enfant ?
2) Repérage des différents temps de transition dans la journée:
Temps d’activité et temps de soin ; les différents temps forts de la journée de l’enfant (repas, sommeil, jeux, les temps de séparation et retrouvailles), de l’individuel à la collectivité.
3) Le rôle de l’adulte pour favoriser la libre motricité et l’activité autonome du bébé et du jeune enfant: les conditions à mettre en place pour que le déroulement de journée, l’aménagement de l’espace, le choix de matériel et de jouets adaptés permettent un libre-choix de l’enfant en fonction de sa motricité et de ses centres d’intérêt. Comment soutenir l’enfant dans sa capacité de concentration ? Comment soutenir chaque enfant dans les différents moments de sa journée ? Et ainsi réduire les risques d’agressivité ou de débordement dans les temps « hors soins » ?
4) L’observation partagée comme outil de travail individuel et d’équipe afin d’ajuster les propositions faites aux enfants
Objectifs et compétences à acquérir
Identifier les liens entre ce temps de transition et le vécu de chaque enfant dans un groupe
Réfléchir à l’utilité et l’organisation des temps de transition pour faire de ces temps de transitions des temps où l’enfant peut utiliser ses compétences et être autonome dans son jeu
Penser l’utilisation de l’observation partagée pour faciliter la gestion des temps de transition
Formation validée pour 14 heures par la commission formation continue (loi modifiée sur la jeunesse).
